De l'audience du 3 février et suite : fin de l'expérimentation humaine et abandon du cobaye

 

RELATIF A L'AUDIENCE DU 3 FEVRIER 2003

(adressé à Me Barral)

Les faits :

¤ vendredi 17 janvier 2003

    • Jo est retrouvée lors d’un contrôle d’identité par la police d’Angoulême

    • Me Gellf nous informe qu’elle ira la chercher et la ramènera sur Toulouse, le mercredi suivant (22/01), en revenant de Paris

¤ mercredi 22 janvier 2003

    • Jo attendait son éducatrice pour rentrer sur Toulouse mais celle-ci n’est pas allée la chercher et ne nous a pas téléphoné

¤ jeudi 23 février 2003

    • 14h 30, Me Gellf nous téléphone et insiste pour venir nous voir

    • 15h, Me Gellf, son éducatrice spécialisée, arrive à notre domicile ; motivation de la visite : ' incitation à abandon d’enfant mineure ' -sollicite avec insistance notre permission /Jo, de vivre avec son ami, alors qu’elle est mineure, que nous ne possédons aucun renseignement relativement à celui-ci (nom, prénom, âge, adresse, situation de famille, situation professionnelle, moralité…) et que Jo est sous ' mesure d’aide éducative ' !

¤ vendredi 24 février 2003

    • le lendemain de notre refus d’abandonner notre fille mineure : ordonnance de placement provisoire à Angoulême jusqu’au 3 février 2003, date prévue de la prochaine audience

¤ jeudi 30 janvier 2003

    • appel de Mle la directrice du centre à Angoulême afin de nous faire savoir qu’il lui a été demandé si elle disposait d’une place pour Jo, jusqu’à sa majorité (17 juin 2003) ; elle me précise qu’en effet c’est le cas

¤ vendredi 31 janvier 2003

    • l’éducateur du centre nous appelle en présence de Jo afin de savoir si nous acceptons qu’elle passe la nuit de samedi à dimanche chez son ami : refus de notre part

    • Jo me dit très bien comprendre car nous engagerions notre responsabilité par cet acte alors que nous ne connaissons pas cet homme ; elle nous précise avoir connaissance de la possibilité de rester au centre

Notre avisdont nous avons pleinement conscience qu’il n’en sera, comme à l’accoutumée, aucunement tenu compte puisque les décisions prises ressortissent à votre compétence et à votre responsabilité, comprise au sens juridique restrictif mais également au sens, plus général, communément usité :

¤ nous ne donnons pas notre adhésion au placement de Joc au centre d’Angoulême

(depuis le 17 janvier, date à laquelle elle est arrivée au centre, elle a été déclarée, à notre connaissance, 4 fois en fugue)

Questions :

pourquoi Angoulême ? (à plus de 200km du notre domicile)

le centre PJJ ne Toulouse ne serait-il pas plus approprié ? (possibilité de voir Jo plus souvent…)

Me Gellf, son éducatrice, serait-elle considérée par vous comme incompétente ? (les éducateurs d’Angoulême le seraient-ils moins ?)

le ' dossier ', Jo étant considérée depuis deux années comme un numéro de dossier et Jo comme un cobaye pour expérimentation humaine, à 5 mois de sa majorité, soit 607 jours écoulés depuis la première ordonnance de délivrance d’une ' mesure d’aide éducative ', serait-il, preuve une fois de plus de votre sens imminent des responsabilités, transféré au juge pour enfants d’Angoulême ? (vous déchargeant…)

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Destinataire : Véronique Gellf -Aucune réponse de Véronique Gellf

Objet : l’audience du 3 février 2003

le 4 février 2003

Madame,

A l’audience du 3 février dernier, concernant le devenir de Jo, à laquelle étaient censé participer Mle Lemercier : directrice du centre d’Angoulême, vous-même, Jo, le père de Jo et moi-même vous avez traité M. V. et moi-même de menteurs. En effet, lorsque j’ai dit dans cette assemblée que vous étiez venue chez nous pour nous demander de donner la permission à notre fille Jo de vivre avec son ami – Jo étant mineure et son ami majeur ; ami dont nous n’avions connaissance ni de son identité, ni de son adresse, ni de sa situation familiale, ni de sa situation professionnelle, ni de sa mentalité, ni de sa moralité…- ce qui équivaut à abandonner Jo puisqu’alors il n’était pas question pour elle d’être au centre et nous mettre dans une situation illégale au regard de l’article 375 CC.

Si méprise il y a eu, ce n’est pas sur votre propos mais sur votre personne puisque jusqu’à ce jour, votre comportement était relativement acceptable. N’est pas acceptable de votre part et je dirai même lamentable de vouloir culpabiliser Jo, après 607 jours de souffrance, après que celle-ci est passée de nombreux mois d’errance, de squat en mendicité, qui l’ont désociabilisés et ce, d’autant plus, que je vous ai fait parvenir un compte rendu détaillé de l’état psychologique de notre fille après un an de ' mesure d’aide éducative ' - soit au mois d’août dernier. Un adolescent, au sortir d’une telle situation, ne peut s’engager et respecter un contrat quelque soit la nature de celui-ci ; aussi je pense qu’il était de votre compétence en qualité d’éducatrice de vous en apercevoir et de mettre un peu d’humanité dans votre relation avec notre fille. Je vous signale en outre que Jo n’est pas une délinquante et que c’est un miracle qu’elle ne le soit pas devenue.

Les événements écoulés les deux dernières semaines, le fax que j’ai envoyé à Mle Lemercier, les sollicitations des éducateurs du centre d’Angoulême, la demande de justificatif d’affiliation à la sécurité sociale à deux jours de l’audience témoignent d’une préparation organisitionnelle dont nous ne sommes pas dupes puisque dès le jeudi 30 janvier, nous avions fait part à Mle Lemercier de notre certitude du placement de Jo en son centre.

En ce qui concerne Me Sarda, votre chef de service, qui vous accompagnait lors de l’audience, vous pouvez lui signifiez :

  1. qu’au bout de 607 jours, il est malvenu de se présenter à une audience sans avoir connaissance d’un dossier et de ce qui s’y rattache et d’argumenter (alors que Jo était en danger chez M. Simon, s’est-elle intéressée à elle ? il ne semble pas mais est-elle même au courant ? ; personne n’a répondu à nos nombreux appels et aujourd’hui la seule évocation de cet homme ' digne de confiance ' (selon la terminologie de M. Debladis, directeur du service éducatif près le tribunal) gêne ; vous et nous savons pourquoi )

  2. que sourire à l’évocation d’une adolescente de 16 ans en fugue alors que ses parents –dont le père a eu 5 côtes cassées – ont passé 3 mois à la chercher la nuit dans les squats de Toulouse, avec l’angoisse et l’inquiétude que cela suppose, est particulièrement indécent

  3. d’une part, que je n’ai pas besoin de ses conseils juridiques et de son avis pour savoir si je vais ou non faire appel, je pense être plus qualifiée qu’elle pour savoir ce que je peux faire ; d’autre part, je ne suis pas une procédurière comme elle me l’a signifiée mais une théoricienne du droit qui participe par mes travaux à la connaissance du droit et à la théorie de l’Etat de droit.

Agréez, Madame, mes salutations distinguées.

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Destinataire : Odile Barral -Aucune réponse de Odile Barral

le 9 février 2004

Objet : audience du 3 fév 2003

Madame,

Je tiens tout d'abord à vous féliciter pour votre prestation lors de l'audience. Je ne doute pas que placer une adolescente perturbée chez un couple où la drogue circule -sans oublier le reste- témoigne d'une abnégation remarquable! Comme je ne doute pas de l'utilité de la présente de Me Sarda pour qui l'évocation de parents cherchant tous les soirs pendant presque quatre mois leur fille dans les squats de Toulouse est une fantaisie. Je ne pense pas que le sujet prête à sourire!

Je remarque aussi que pour la première fois l'absence de mensonges dans la motivation du jugement qui participe plus du compte rendu d'audience que d'une décision de justice proprement dite. Toutefois l'énonciation est inexacte, je n'ai pas dit que 'le juge prenne toute la décision et toute la responsabilité' mais que vous étiez de par la fonction que vous occupez 'souveraine' en conséquence la décision prise est votre décision et votre responsabilité, ce qui est différent. Il est certain que nous n'ignorons pas que nos paroles et nos écrits sont d'une parfait inutilité. Je vous précise que M. V. et moi-même avons toujours pris nos responsabilités, c'est la raison pour laquelle nous sommes rentrés d'Afrique pour mettre Jo en sécurité alors que la situation politique devenait fort aléatoire et présentait un caractère de dangerosité -malheureusement, pourrons-nous dire, car elle aurait peut-être été plus en sécurité en Afrique qu'elle ne l'a été en France - c'est aussi la raison pour laquelle j'ai demandé personnellement une mesure d'aide éducative car Jo était très troublée et nécessitait une aide.

Jo ne profite en aucun cas des 'conflits entre adultes', elle a simplement conscience d'une réalité des faits passés, des décisions prises et de leurs conséquences gravissimes ; deux années se sont écoulées pour lui permettre d'apprécier…

La culpabiliser pour non-respect d'un 'contrat passé entre vous' alors qu'aucunes dispositions relatives au-dit contrat ne figurent dans le jugement concerné est une regrettable erreur. Notre fille n'était pas en état après des mois de fugue, ni capable de s'engager à respecter quoi que ce soit. Il était difficile pour elle de positiver, de reprendre le lycée était déjà en soi une épreuve alors qu'elle se trouvait désocialisée et sans repères depuis des mois mais je n'attends aucune compréhension de cela de votre pat. L'acharnement dont elle est l'objet est insupportable et sera dénoncé. Aujourd'hui, elle présente une tendance auto-destructrice et dépressive accentuée par de telles réflexions stupides et irresponsables qui pourraient avoir des conséquences plus dramatiques encore.

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Destinataire : Odile Barral -Aucune réponse de Odile Barral

le 17 avril 2003

Madame,

' une mesure d’aide éducative… un soutien psychologique afin d’aider ma fille dans cette épreuve… afin qu’elle prenne conscience que notre devoir est d’assurer sa sécurité physique, morale… ' : voici les termes que j’ai employé dans ma LR relative à une demande de mesure d’aide éducative pour Jo.

Votre action n’a eu pour seul objectif que de la destructurer, désociabiliser, la déséquilibrer, lui faire perdre conscience du réel et témoigne bien de l’idéologie extrémiste qui est la vôtre.

Le premier placement dans le milieu où la drogue circule était une ineptie et seul votre orgueil démesuré vous a interdit de revenir sur cette décision qui mettait Jo non en danger potentiel mais en danger réel et permanent. Par vos décisions successives qui seront dénoncées, vous avez hypothéquer la scolarité de Jo, hypothéquer sa vie, sa santé physique et mentale et Jo se trouve dans un état psychologique très alarmant dont peuvent témoigner les éducateurs du centre d’Angoulême. Vous avez non seulement hypothéqué sa scolarité, mais fait plus grave, vous avez hypothéqué sa santé physique et mentale.

La pression morale que vous avez exercé sur Jo lors de l’audience du 3 février dernier et la décision de placement à Angoulême ne visait qu’à lui imputer la responsabilité de l’échec de la ' mesure d’aide éducative ' ; échec dont la responsabilité vous incombe et il serait illusoire de croire que vous n’assumerez pas la responsabilité de cette infamie. Il semble d’ailleurs que Jo ne soit pas votre unique victime vu les témoignages que je reçois suite à mon annonce sur le web. Vous déshonorez votre fonction.

Je ne m’étendrai pas ni sur le rôle joué par Me Sarda, puisque j’ai eu connaissance que le milieu ouvert avait refusé que Jo vienne nous présenter son ami avant l’audience, sans doute pour que nous ne puissions donner un avis éclairé sur sa personne et sur la situation ; ni sur la défaillance de Me Gellf qui devait à mettre en relation avec le lycée et fournir à Jo la liste de livres qu’elle est censée avoir lus pour passer l’épreuve de français du Bac… A ce propos, il est à remarquer que seul le personnel du centre d’Angoulême a fait son travail, aussi je ne manquerai pas de le signaler…

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