De l'incitation à abandon d'enfant mineure sollicitée par Me Gellf, "éducatrice"

 

Destinataire : Véronique Gellf, éducatrice -Aucune réponse de Véronique Gellf

Le 26 janvier 2003

Objet : entretien du 23 janv 2003

Madame,

"Incitation à abandon d'enfant mineur" : voilà la phrase qui résume votre intervention auprès de nous afin de nous extorquer un assentiment, un accord selon lequel Jo pourrait, alors même qu'elle est mineure" vivre à Angoulême… Et vous êtes éducatrice! Aussi nous comprenons pourquoi vous n'êtes pas allée la chercher le mercredi au centre à Angoulême comme vous nous aviez dit, dès le vendredi 17 janvier, que vous le feriez.

Comment avez-vous oser, comment avez-vous pu imaginer, supposer que nous accepterions d'abandonner notre fille? C'est ignoble! M. V. était si révoltée à une telle idée qu'il n'arrivait même plus à trouver ces mots ; quand à moi, non seulement je suis révoltée mais je suis écoeurée.

Evidemment lorsqu'il fait référence à ce que vous feriez avec votre propre enfant, vous avez une réaction de recul et vous vous enfoncez dans votre fauteuil. Vous concevez toute action sordide avec les enfants des autres mais pas avec la votre. Les autres n'ont aucune importance et vous n'êtes pas affectée par ce qui peut leur être fait ou ce qu'il peut leur arriver.

Quand à parler d'amour et de confiance/Jo. Elle sait beaucoup mieux que vous la façon dont elle a été élevée. Elle n'ignore pas être allée constamment au travail de son père, parce que je ne pouvais l'emmener au mien. Elle sollicitait continuellement notre attention. Ce n'est pas vous qui l'emmeniez au parc avec ses camarades d'école, c'est son père. Ce n'est pas vous qui lui avez appris à lire et qui l'aidait à faire ses devoirs -parce qu'elle me le demandait et non parce que je m'imposais- c'est moi. C'est moi encore qui venait pour l'aider à choisir un livre… moi toujours qui le soir allait dans sa chambre reposer son livre car elle s'était endormie dessus, éteindre la lumière de sa chambre, laisser la porte ouverte et allumer la lumière du couloir, pour qu'elle ne se réveille pas dans le noir… C'est à notre appartement que trois week-end sur quatre, il y avait deux ou trois de ses copines qui venaient jusqu'au lundi, parfois même pendant toute une semaine de vacances… Son éducation reposait sur deux principes essentiels : l'épanouissement personnel et la responsabilité.

Il est admissible qu'elle n'est pas compris à 15 ans notre refus de la laisser aller faire ce que les parents de ses camarades permettaient et normal qu'il y ait eu conflit. Ce qui ne l'est pas, c'est qu'après sa fugue de 10 jours et après que j'ai demandé par lettre recommandée une mesure d'aide éducative, il ait été fait ce qui a été fait avec elle… Une adolescente prise dans un moment d'incompréhension de ce qui l'entoure, qui a reçu une éducation, qui n'a jamais doublé, qui a une scolarité idéale, qui est adorable, est une proie facile… On connaît la mystification dont elle a fait objet.

Vous dites que peut-être "elle va galérer pendant quelques années, mais que peut-être après…", souhaitez-vous que votre enfant galère? Souhaitez-vous que sa scolarité soit brisée? Souhaitez-vous qu'elle se retrouve dans la situation de souffrance où Jo s'est trouvée? Vous êtes d'une inhumanité incroyable! Alors, vu votre mentalité abjecte, je ne m'étonne plus que vous nous ayez demandé d'abandonner notre fille!

Je n'ai écrit que sous le rapport de la moralité et de la dignité humaine, si vous ignore la signification et l'étymologie de ces deux vocables, vous les trouvez dans un ouvrage appelé "dictionnaire" : ouvrage utile qui permet non seulement d'étendre son vocabulaire mais aussi d'utiliser les mots en adéquation avec les idées. Le code civil en ses articles 371 et s. circonscrit l'autorité parentale dont le but essentiel est de protéger l'enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité -d'où ma demande d'aide éducative, fondée sur l'article 375, dont on connaît les conséquences gravissimes, et les prérogatives attachés au droit d'éducation, de surveillance, d'interdiction de fréquentation de tel ou tel individu…Je ne m'étendrai pas plus sur le sujet car seule une formation de juriste permet de comprendre l'argumentation juridique que mérite le sujet. Je terminerai simplement en soulignant que le corollaire de l'autorité parentale est de part la loi, comprise sui generis, la responsabilité des parents. Nous avons toujours été des parents responsables et il n'est nullement question d'abandonner notre fille.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×