De la mise en danger programmée, planifiée, volontaire de Jo par Me Barral et premières alertes des parents

 

Destinataire : Odile Barral -Aucune réponse de Odile Barral

le 30 août 2001

Madame la juge,

Permettez-moi de vous présenter l'évolution de la situation depuis l'audience. M.V. et moi sommes restés en Espagne afin de récupérer santé et moral. Jo nous a rejoint les dix derniers jours. Son attitude n'a guère changée à notre égard, nous parlant à peine, ce que nous avons accepté afin de ne pas envenimer la situation, bien que pour ma part, ce fut moralement difficile.

Je pense qu'il faudra du temps pour que la communication entre Jo et nous même redeviennent normale et il semble impossible d'envisager un retour au domicile familial dans cette situation, ce que d'ailleurs Jo ne semble pas souhaiter en ce moment.

Le 22 août dernier, nous avons rencontré M. Debladis afin de faire le point. Celui-ci nous a expliqué qu'il souhaitait vous faire proposition d'une entrée en internat pour notre fille. C'est, il est vrai, la solution que son père et moi-même avions envisagée de vous demander dans l'intérêt de Jo, car elle nous semble la plus adéquate, que ce soit du point de vue de sa scolarité, mais aussi de sa personne, car nous pensons qu'elle nécessité une structure encadrante.

Conformément à notre discussion avec M. Debladis, j'ai pris contact ce jour avec le lycée. La conseillère d'orientation est restée très vague quand à la capacité d'accueil en internat et m'a enjoint de m'adresser à l'inspecteur d'académie. Sans doute, l'intervention de M. Debladis aurait été plus efficace.

En votre qualité de juge des enfants, la décision de placer ou non Jo en internat vous appartient.

Je demeure à votre disposition pour toute audience relative au suivie de la situation.

Je vous prie, Madame la juge, d'agréer mes sincères remerciements.

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Destinataire : Odile Barral -Aucune réponse de Odile Barral

le 4 novembre 2001

Madame la juge,

Par la présente, j’accuse réception du jugement en assistance éducative en date du 3 octobre que vous m’avez fait parvenir. Je n’ai nullement l’intention de faire appel dudit-jugement qui me semble dans son contenu répondre parfaitement à la situation actuelle. Toutefois, je me permets de vous signaler mon opposition formelle aux motifs qui ont présidés celui-ci.

' Il ne leur est cependant difficile de ne pas la rendre responsable des graves ennuis de santé de madame ' ne correspond pas à la réalité. Jo, elle-même, prenant connaissance du jugement en a été relativement surprise. Il est certain que l’année passée a été particulièrement difficile pour nous, conséquence d’un cumul de facteurs défavorables, la fugue de Jo n’ayant été que le déclencheur d’un nouveau contexte. Je me suis efforcée d’expliquer à Jo que nous avions tout trois des responsabilités par rapport aux événements passés. Si ma santé s’est considérablement dégradée, au point qu’il m’est impossible actuellement de travailler, il n’a jamais été question d’accabler Jo de la responsabilité entière de ce fait mais il est impossible de ne pas lui faire connaître la situation présente. M. le docteur L. dont je suis la patiente depuis mon hospitalisation, m’a affirmé qu’il fallait au contraire que Jo prenne conscience de la réalité médicale relativement à ma personne, tant physique que psychologique car cette connaissance et l’acceptation par elle de sa part de responsabilité ne peut être bénéfique relativement à la construction de sa propre individualité.

Ceci étant dit, je vous signale de même que dès la rentrée, nos rapports s’étaient quelque peu améliorés. Hors depuis l’audience du 3 octobre, ceux-ci se sont considérablement dégradés. Jo n’est venue que deux fois brièvement à notre domicile. Je suis restée jusqu’à deux semaines sans la voir, je n’ai pas connaissance ses résultats scolaires et à chaque fois que je l’appelle – environ six fois en deux semaines- je tombe sur le répondeur de M. Simon d’où l’impossibilité de converser avec Jo, qui ne me rappelle pas ensuite. Je lui ai écrit mais n’est pas eu de réponse à mon courrier.

Je vous prie Madame la juge, d’agréer mes salutations distinguées.

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