Du travail des fonctionnaires : incompétence, médiocrité ou bêtise ?

 

Destinataire : Mmes Auge et Boujou, Centre médico-social

Mesdames,

Ma fille Jo …………., au mois de mai dernier, s'est présentée au centre médico-social avec un camarade, elle était dans un état psychologiquement fragile -voir le rapport de la gendarmerie. Il est vrai que lors du 'Parcours santé' leur avait été remis un livret indiquant que les assistantes sociales des communes et des établissements scolaires étaient à la disposition des adolescents pour tout problème rencontré! Imaginez sa réaction, alors que la démarche qu'elle avait entreprise était déjà difficile, tant le rapport aux adultes est délicat à cet âge, lorsqu'il lui a été répondu de prendre rendez-vous à la mairie pour la semaine suivante! Elle n'est pas allée à la mairie, pendant dix jours nous n'avons eu aucune nouvelle. Nous avons fait toutes les démarches administratives nécessaires et affiché nous-même un avis de recherche, là personne n'est venu nous proposer une aide quelconque… Nous avions affiché cet avis, sur votre devanture, êtes-vous venus alors nous voir pour savoir si nous avions éventuellement besoin d'un soutien de quelque nature qu'il soit? Je n'en ai pas souvenance.

Retrouvée, j'ai saisi en vertu de l'article 39 du CPP M. Michel Bréart, Procureur de la République et porté plainte contre la personne qui l'avait hébergée. Ayant eu un problème de santé au moment où j'ai appris la disparition de ma fille, j'ai demandé à ce qu'elle soit placée sous la protection de l'Etat français avec mesure d'aide éducative pour l'aider. J'avais demandé à ce qu'elle intègre un internat pour sa rentrée en 1re L, cette structure satisfaisant pleinement par l'encadrement et correspondant parfaitement à l'état d'esprit de Jo. Ce qui n'a été fait.

Le 15 janvier dernier, Jo a disparu : c'est-à-dire qu'elle n'a plus parue. Nous n'avons été prévenu que deux jours après. On ignore la nature de cette disparition : fugue? Enlèvement? Détournement? Le 21 janvier dernier, Me Barral a enfin signé une ORC, quand à nous depuis trois semaines, nous ne cessons, avec l'aide de la Semvat et de la police nationale en poste dans le métro, de la police nationale et ferroviaire en poste à la gare, d'afficher des appels à témoins et des avis de recherche. Avis également affichés dans divers magasins à Toulouse et dans les communes limitrophes.

Vous comprendrez notre refus catégorique de recevoir quiconque se présentera à notre domicile pour nous proposer une 'aide' que nous n'avons reçue lorsqu'elle était nécessaire.

Ainsi par ce courrier, vous êtes couvertes pour ce qui pourrait se produire et avaient pleinement satisfait à votre mission de service public.

Agréer mes salutations.

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Destinataire : Sevrac, Brigade des mineurs -Aucune réponse de M. Sevrac

le 27 février 2002

Monsieur,

Par le présent courrier je vous envoie l’appel à témoins qui a été diffusé en 130 exemplaires que m’a demandé Me Deltorne. Je vous signale contrairement aux affirmations de celles-ci que je qualifierai de mensonges, que nous nous sommes rendus, le père de Jo et moi-même, le 28 janvier (voir main courante de l’Hôtel de Police) où nous avons demandé à être reçu par un agent de la Brigade des mineurs (le personnel se trouvant en service à ce moment-là pourrait en témoigner). Il nous a été répondu que cela n’était possible que sur rdv, et j’ai du, depuis le comptoir d’accueil, devant les agents en service et le public en attende dans la salle d’attente, expliquer toute la situation à l’agent de la Brigade des mineurs, qui a vérifié que Jo était bien enregistrée dans le fichier national de recherche (il a du d’ailleurs s’y reprendre à 2 reprises car la 1re fois il ne l’a trouvé pas), celui-ci m’a dit de m’adresser à la gendarmerie de Verfeil qui ' seule ' était compétente.

Le 31 janvier, la grand’mère d’un camarade de ma fille est venue me visiter à mon domicile pour me dire que son petit-fils, un camarade de ma fille qui avait fugué quelques jours auparavant, était chez son père, ce que nous avons vérifié. Comme nous pensions qu’ils pouvaient être ensemble, j’ai prévenu la gendarmerie de Verfeil, qui s’est contenté d’appeler le père qui a répondu que son fils n’était pas là : celui-ci est resté chez son père 2 jours mais il aurait fallu que la gendarmerie se déplace pour le savoir !

Le 4 février, une amie de ma fille m’a téléphoné pour me dire qu’une connaissance à elle pensait qu’elle pouvait se trouver dans un squatt nommé le grand hangar du côté des minimes, je téléphone le renseignement à la gendarmerie et à la Brigade des mineurs où l’agent me dit que les squatts ne sont pas répertoriés à Toulouse et que sans renseignements précis, il n’est pas possible d’agir, que seules hypothèses pour la retrouver : 1) un renseignement précis ; 2) si elle est contrôlée relativement à son identité.


Je tiens à vous signaler que ma fille n’est pas une délinquante, que nous avons demandé une mesure d’assistance éducative pour elle. Aussi, vous comprendrez que je trouve inadmissible que Me Deltorne puisse me traiter de menteuse alors que nous n’avons cesser de nous déplacer y compris à l’Hôtel de police où personne de votre service n’a daigné nous recevoir, de téléphoner, de demander des renseignements ou de communiquer ceux que nous avions, de diffuser un appel à témoins sur le net et sur intranet par le réseau IRIT, d’afficher des avis de recherche et des appels à témoins (heureusement que les agents de la SEMVAT et que les agents de la police nationale sur le terrain, tant à la gare routière qu’en ville font preuve d’une considération et d’une écoute autre que celle de cette agent) et que seulement le 25 février, soit 6 semaines après sa disparition, nous soit demandé une photo de notre fille. J’ai demandé à Me Deltorne s’il était possible d’envoyer l’appel à témoins par internet, mais elle m’a dit que vous n’aviez pas internet, je lui ai alors conseillé pour aller plus vite de se connecter à IRIT sur Intranet mais elle m’a répondu : je préfère que vous me l’envoyiez !

Comment se fait-il à l’heure des communications modernes, où l’on ne cesse de dire que l’administration doit être proche du public, qu’il soit impossible de vous envoyer via le net un document aussi important ?

Si je vous écris cette lettre c’est parce que 1) M. V., le père de ma fille, père de 6 enfants dont Jo, a téléphoné ce matin à Me Deltorne pour lui confirmer que tout ce que je lui avais dit hier n’était que l’exacte vérité, celle-ci ne l’a pas laissé parler, lui a dit qu’elle ne voulait pas lui parler et qu’il devait la laisser travailler. Réflexion à laquelle celui-ci a répliqué ' nous n’avez pas fait grand chose jusqu’à maintenant ' (effectivement, demander 6 semaines après une photo que nous avions proposée le 1er jour alors qu’il nous avait été répondu, ' seule ' la gendarmerie de V. est compétente), sur ce, Me Deltorne lui a raccroché au nez. Il est vrai que le respect de la souffrance indescriptible que nous ressentons ne doit pas être compréhensible de ce genre de personne qui manque de la plus moindre humanité.

Restant à votre disposition pour renseignements complémentaires.

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

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Destinataire : Sevrac -Aucune réponse de Sevrac

le 20 mars 2002

Monsieur,

Samedi dernier, une camarade de troisième année de collège de Jo qui habite dans notre cité, Mlle Julie …. nous a informé qu’elle avait vu et parlé avec notre fille, en compagnie d’une autre jeune fille, en train de faire la manche, le mardi précédent, sur le parvis de l’église située dans la rue du Taur à 50m du Capitole ! J’ai téléphoné de suite à la Brigade des Mineurs mais il m’a été répondu qu’il n’y avait pas de permanence. J’ai donc téléphoné à la Gendarmerie de notre commune de domicile afin de savoir de savoir s’il pouvait aller interroger Julie, il m’a été répondu de m’adresser à votre Brigade, qu’il y avait toujours une permanence… que la Gendarmerie n’avait pas compétence pour cette intervention.

Depuis dimanche, au lieu de chercher au hasard, nous sillonnons uniquement le centre de Toulouse en partant du Capitole en distribuant les appels à témoins, exemple : 1) à de nombreux SDF munis de portables qui se sont réunis à notre demande, qui ont compris et compatis de notre souffrance et qui nous ont affirmé qu’ils seraient désormais à l’affût et nous préviendraient s’ils l’apercevaient ; 2) aux commerçants (restaurants, marchands de sandwichs… leur recommandant de ne pas afficher l’appel ; ces gens là dont quelques uns ont aperçu Jo nous ont promis de redoubler d’attention et de prévenir le 17 pour intervention et nous mêmes) ; 3) aux îlotiers qui se trouvaient réunis au nombre de 7 place Wilson dont 3 cyclos qui n’étaient pas au courant d’une quelconque ' recherche ' concernant notre fille ; 4) à la Police nationale du métro puisque l’appel que nous leur avions donné il y a deux mois avait été retiré. Toujours aussi angoissés relativement aux dangers que notre fille Jo encourt, nous espérons très vite qu’elle sera retrouvée.

Je vous envoie ce courrier pour information afin que vous soyez au courant des derniers renseignements que nous avons pu glaner.

Je vous prie, Monsieur d'agréer mes salutations distinguées.

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