Les conséquences de l'action tortionnaire concertée de Me Barral et M. Debladis

 

Destinataire : Odile Barral -Aucune réponse de Odile Barral

le 25 août 2002

Madame,

Les faits :

  • Vendredi 23 :

Jo est partie l’après-midi pour faire des photographies d’identité pour son dossier de rentrée scolaire (nous avions convenu d’aller au lycée Lundi pour effectuer son inscription) :

elle n’est pas rentrée le soir

  • Samedi 24 :

4h 45, un policier du poste de la police ferroviaire nous appelle : Jo se trouvait dans un wagon de la gare, elle squattait avec un couple de jeunes allemands (pas plus de précisions données), cet agent était très pressé de quitter son service, que les bureaux allaient fermer, il fallait aller chercher Jo

je lui ai signifié que je n’avais pas de voiture, qu’il n’y aurait pas d’autobus avant 6h du matin

il a d’abord dit qu’il allait l’emmener à l’Hôtel de police de Tlse, puis a dit qu’il l’a relâché

pensant que Jo, qui avait donné notre nom et numéro de téléphone allait rentrer

14h : P. appelle alors que depuis le mois de janvier dernier : aucun appel et demande ' Jo est-elle là ? '

  • Dimanche 25 :

18h : Jo n’est pas rentrée

Informations concernant les vacances en Espagne :

  • comme vous le savez, Jo est allée en Espagne toute seule chez M. C, neveu de M. V. ; elle nous a fait téléphoner pour nous avertir qu’elle était là-bas parce que n’étant pas repassée par Balma, elle n’avait aucun vêtement de rechange (Me C. lui a prêté du linge…)

je me suis rendue en Espagne pour lui apporter des affaires

  • le 22 juillet : direction le sud de l'Espagne dans la famille de son père

le contact avec la famille a été assez chaleureux

le seul point critique : manque de dialogue avec son père, pratiquement un refus de dialoguer avec lui

  • le week-end du 15 août : retour en France

depuis son arrivée à la maison, elle ne nous a pratiquement pas adressés la parole

elle a déclaré vouloir reprendre ses études, doubler sa 1re L puisqu’elle ne voit pas ce qu’elle pourrait d’autre mais elle ne s’est pas si ' elle va tenir le coup toute l’année '

dormant la journée, s’absentant presque toutes les nuits sans nous dire où elle va et rentrant le lendemain dans le courant de l’après-midi pour manger et repartir

les résultats d’une année d’aide éducative :

  • du point de vue de l’hygiène

depuis le mois de juin 2001, elle ne s’était pas brossée les dents

Jo se faisait un chignon, elle ne s’était pas lavée et brossée les cheveux depuis 4 mois : il a fallu l’obliger à aller se laver les cheveux, j’ai du passé 3h à lui démêler avec un peigne et couper avec un ciseau lorsque les nœuds étaient impossible à défaire

  • du point du vue psychologique :

toute l’éducation apportée à notre fille, à savoir :

  • rester à l’écoute des gens en général
  • respect de soi (santé, hygiène, moralité)
  • le bien-fondé d’une instruction (elle n’avait jamais doublé et n’avait jamais eu moins de 12 de moyenne générale)
  • la différence entre ce qui est bien et ce qui ne l’est pas, ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, ce qui se fait et ce qui ne doit pas se faire en société …

comment aurait-elle pu conserver ses repères que nous avons mis tant d’années à lui inculquer ?

alors qu’elle avait besoin d’être socialisée, alors qu’elle a été mise comme un chien (voir l’état de ses affaires ramenées à notre domicile par Me Gellf) dans une ferme isolée de tout, chez des gens censés exercer le droit de garde (avec ce que ce terme comporte, voir votre Code civil), dont une femme malade et quasi-impotente, dont un homme qui partait tôt le matin, ne rentrait que très tard le soir, qui faisait chez des ' personnes ' des travaux de réfection…, qui laissait Jo sortir lorsqu’elle le désirait, qui laisser aller lui rendre visite tous ces camarades, y compris celui dont j’avais demandé, ce qui était mon Droit, à ce qu’il ne puisse s’approcher d’elle (J. dont le père avait amené une télévision à Jo pour lui permettre de bien veiller la nuit !), qui laissait le dit J. et un autre camarade prénommé J. dormir là-bas, qui laissait J. se droguer là-bas !…

Jo avait l’habitude de recevoir une aide pour gérer son travail scolaire

Jo avait l’habitude depuis enfant de se voir valoriser, et de voir son travail scolaire valorisé

elle s’est retrouvée seule, sans affection, sans chaleur humaine, sans visite d’une éducatrice (puisque celle-ci n’a été désignée que 6 mois plus tard) incapable de gérer la masse de travail d’une élève de 1re

après le lavage de cerveau qui lui a été fait, Jo se trouve dans un état psychologique très alarmant parce qu’elle n’a plus de repères, plus de bornes

aujourd’hui, sans repères et sans autre modèle proposé par ceux qui ont programmé et exécuté une véritable destruction (et pour cause !), mise en danger permanent par ces lâches procédés, elles est incapable de se projeter dans l’avenir y compris dans un avenir très proche, non par esprit ou ' envie de liberté ' mais parce qu’elle ne sait plus où elle en est, elle est complètement déconnecté du réel

par un courrier du 17 juillet 2002, l’éducatrice de Jo nous demande quels sont ' nos projets et nos attentes concernant (notre) fille pour la rentrée prochaine ? '

les ' projet 's et les ' attentes ' c’était l’an passé, alors que Jo avait une vie d’étudiante normale comme des millions de français et françaises, (qu’elle avait juste un problème de communication avec nous considérant que je travaillais trop et n’acceptant pas de devoir dire où elle allait et avec qui elle allait lorsqu’elle voulait sortir le soir alors qu’elle n’avait que 15 ans)

nous avions alors formulé une solution pour la rentrée 2001-2002 : l’internat, solution qui correspondait à son besoin d’épanouissement, à son besoin d’être entourée de camarades de son âge mais également à la nécessité criante qu’elle avait d’être encadrée

= solution non retenue alors par Me Barral

= solution formulée (malgré nous : voir nos différents courriers précédents auxquels, contrairement à toute bonne éducation, il n’a jamais été fait de réponse) : une ferme isolée, humide, sale avec des personnes non formées pour ce rôle difficile qu’il leur était demandé

le cas de Jo apporte la preuve de la profonde incapacité intellectuelle des personnes en charge de ce dossier ' considéré comme un simple numéro ' à appréhender une situation ; situation jugée ' simple et ordinaire ', ' conflit parental habituel ' d’après l’avis du pédo-psychologue que nous avons consulté mais ce ' conflit parental ' ' ordinaire ' mal appréhendé est devenu un véritable drame familier et a causé la ruine d’une adolescente

pour information à défaut d’avoir reçu une confirmation pour l’audience prévue dans la semaine du 19 août 2002

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Destinataire : Debladis -Réponse au courrier n°849-10/SR

Monsieur,

  • relativement à nos respectifs : le droit au nom existe en France (voir CC)

aussi je vous prie de faire attention à l'emploi de nos patronymes

  • relativement à la date du jeudi 9 oct 2002

Jo est scolarisée de nouveau et se reconstruit lentement, il n'est nullement question de lui faire louper un cours

De surcroit que vous la rencontriez en ce moment ne me semble pas approprié alors que vous et Me la juge Barral avez par vos décisions irréfléchies et votre incompétence (je vous rappelle que le conflit parental qui nous opposait à Jo reposait sur 2 facteurs : 1) Jo ne reprochait de trop travailler ; 2) de refuser à 15 ans de la laisser sortir la nuit sans savoir où et avec qui elle était ) avez mis Jo en danger de mort et êtes à l'initiative de 15 mois de souffrance pour nous trois

Car c'est vous qui avez fait le choix de M. Simon, cet homme 'très bien'!: cet homme 'très bien' qui a délibéremment bafoué mon autorité parentale, qui partait tôt le matin et rentrait tard le soir, qui laisser sortir Jo à son gré, qui permettait à J., de venir la visiter alors que j'avais demandé à ce qu'il ne puisse aller là-bas puisqu'il l'avait entraîné à faire l'école buissonnière, qui permettait à ce même J. et à Julien de dormir là-bas, et ce toujours à ce même J. de se droguait là-bas ; cet homme 'très bien' a la moralité douteuse et qui travaille au noir pour les fonctionnaires de l'Etat (mais cela vous le savez déjà!)

  • relativement à Jo

elle est actuellement en pleine reconstruction et n'a nul besoin d'être à nouveau perturbée

la mesure d'aide éducative que j'ai demandée a eu pour conséquence de lui faire perdre tous ses repères, de lui faire perdre une année de scolarité, de la mettre en danger physique et moral. Certes je pourrai engager devant le tribunal administratif la responsabilité de l'Etat du fait de la justice, mais comme vous ne l'ignorez peut-être pas, la responsabilité de l'Etat est une responsabilité réparatrice et non sanctionnatrice, qui n'a d'autre objet que d'allouer des D-I pour le préjudice subi, sans aucune conséquences pour les agents, protégés par la loi dans leur fonction, à moins qu'ils aient commis une faute grave (et comment prouver que leur appréciation constitue une faute grave!) aussi je ne souhaite pas engager cette procédure, car je veux que les personnes responsables d'avoir mis ma fille en danger soient sanctionnées et elles le seront en temps voulu.

Restant à votre disposition pour des renseignements complémentaires

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Destinataire : Odile Barral -Aucune réponde de Odile Barral

le 20 octobre 2002

Madame,

Par le présent courrier, j’accuse réception de cotre jugement du 23 septembre 2002. Toutefois, je vous fais remarquer l’incorrection et l’inexactitude de la phrase suivante : ' …Jo a pu se mettre gravement en danger… '. M. Debladis et vous-même ' avez mis Jo en situation de danger ' en choisissant M. Simon, et en persistant à l’y laisser alors même que je vous avez adressée plusieurs courriers dont plus particulièrement celui du 5 décembre.

Je vous informe de même que j’ai décidé de ne pas engager la responsabilité de l’Etat du fait du service de la Justice, bien que le préjudice subie par ma fille réponde aux critères retenus. Cette responsabilité est, vous le savez (peut-être) une responsabilité réparatrice et non sanctionnatrice, aussi que m’importe de recevoir des dommages et intérêts lorsqu’il s’agit de la sécurité de ma fille ! M. Debladis et vous même avez mis Jo en situation de danger, aussi vous en assumerez la responsabilité.

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Destinataire : Debladis -Aucune réponse

le 20 octobre

Monsieur,

Je vous informe que j'ai décidé de ne pas engager la responsabilité de l'Etat, du fait du service de la justice et du service éducatif, car bien que le préjudice réponde aux critères juridiques retenus, cette responsabilité est par nature réparatrice et non sanctionatrice. Que nous importe des dommages et intérêts alors qu'il est question de notre enfant!

J'ai toujours considéré que j'étais la première éducatrice de celle-ci, que mon rôle de mère était de l'aider à grandir et à s'assumer, d'en faire un être responsable et droit, et je ne pense pas qu'il soit normal à 15 ans, qu'une adolescente puisse sortir le soir, passer la nuit dehors, avec qui elle veut, où elle veut, sans que ses parents aient leur mot à dire. Vous avez manipulé Jo, profitant de l'état dans lequel elle se trouvait après une semaine de fugue, vous m'avez manipulé profitant de l'état dans lequel je me trouvais après l'avoir recherchée pendant tout ce temps, pour la confier à cet homme dont vous ne voulez pas parler et l'on sait pourquoi. Cet homme 'très bien' qui a porté atteinte à mon autorité parentale, qui a laissé Jo sortir à son gré y compris la nuit, qui a laissé ses ami-e-s venir la voir, qui a laissé ses ami-e-s dormir et chez qui, ce qui est d'une extrême gravité, la drogue circule! Cet 'homme très bien' qui travaille au noir, mais sur ce sujet, je ne vous apprends rien!

Conséquences : 15 mois d'une souffrance indescriptible. Le fait que Jo est repris l'école ne présage en rien de l'avenir de l'état psychologique dans lequel elle se trouve. Faut-il que vous soyez un lâche pour me raccrocher le téléphone au nez, cela témoigne de votre manque d'éducation alors je ne doute pas que cela ne puisse qu'altérer votre jugement mais vous avez mis Jo en danger et vous en assumerez la responsabilité.

autre lettre en date du 22 octobre

Monsieur,

Suite à notre conservation téléphonique de ce jour, je vous informe que le fait que vous m'ayez raccroché le téléphone au nez ne m'a guère surpris : en effet, le manque d'éducation qui est le votre est, il me semble, un trait de caractère qui ne vous honore pas et qui vous rapproche sans doute de certaines personnes.

Vous et Me Barral représentaient un véritable danger pour notre fille. On ne sert pas d'adolescent comme cobaye, on ne sacrifie pas des adolescents pour avoir l'impression de détenir un pouvoir!

Résultats d'une année d'aide éducative :

  • du point de vue psychologique :

toute l'éducation portée à Jo, à savoir :

  • rester à l'écoute des gens
  • respect de soi -santé, hygiène, moralité
  • le bien-fondé d'une décision
  • la différence entre ce qui est bien et ce qui ne l'est pas, ce qui est permis et ce qui ne l'est pas, ce qui se fait et ce qui ne doit pas se faire en société…

Comment aurait-elle pu conserver ses repères que nous avons tant d'années à lui inculquer?

Alors qu'elle avait besoin d'être socialisée, alors qu'elle a été jetée comme une chien (voir l'état de pourrissement des affaires rapportées par Me Gellf) dans une ferme isolée de tout, chez des gens censés exercer le droit de garde (avec ce qu'il comporte, voir votre CC), dont une femme quasi-impotente, dont un homme qui partait tôt le matin et ne rentrait que tard le soir, qui faisait chez des 'personnes' des travaux de réfection…, qui laissait Jo sortir à son gré, chez qui la drogue circule.

Jo avait pris l'habitude de recevoir une aide pour gérer son travail scolaire. Jo avait pris l'habitude depuis enfant de se voir valoriser, et de voir son travail scolaire valorisé ; elle s'est retrouvée seule, sans affection, sans chaleur humaine, sans visite d'une éducatrice -celle-ci n'ayant été désignée que 6 mois plus tard- incapable de gérer la masse de travail d'une élève de 1re L.

Après le lavage de cerveau qui lui a été fait, Jo se trouve dans un état psychologique très alarmant parce qu'elle n'a plus de repères, plus de bornes.

Aujourd'hui sans repères et sans autre modèle proposé par ceux qui ont programmé et exécuté une véritable destruction (et pour cause!), mise en danger permanent par ces lâches procédés, elle est incapable de se projeter dans l'avenir, y compris dans un avenir très proche, non par esprit ou 'envie de liberté' mais parce qu'elle ne sait plus où elle en est, elle est complètement déconnectée du réel.

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Destinataire : Odile Barral -Aucune réponse de Odile Barral

le 22 oct 2002

Madame,

Jo a repris l'école, comme vous le savez, mais comme a dû vous en informer Me Gellf, elle passe tous ses week-end hors de la maison, on ne sait où… il est d'ailleurs impossible de savoir où : nous savons pourquoi et à qui incombe cette responsabilité!

Je vous joins le document que vient de me faire parvenir la SNCF. J'ai déjà depuis quelques mois régler quatre factures de la SNCF, entre autres dépenses pour régler les diverses dettes que Joe a contracté du moment où elle se trouvait en fugue. Jo ne se rend absolument plus compte de ce qu'elle fait, cela laisse présager de ce qui adviendra dans quelques mois, lorsqu'elle sera majeure.

Dans quelques jours elle sera en vacances. Elle nous a informé qu'elle irait peut-être à Angoulême voir son ami Quentin. Je lui ai dit que je lui prendrai le billet de train, cela ne lui a guère plu, elle aurait sans doute préféré que je lui donne l'argent… Je lui ai demandé l'adresse ou un téléphone où la joindre, car étant toujours mineure, je suis responsable d'elle, mais elle m'a dit ne pas en avoir à me communiquer. En conséquence, je ne lui donne pas mon autorisation et si elle part (ce qui n'aurait rien d'étonnant, puisque vous nous avez retiré moralement toute autorité sur elle!) je serai obligée de la déclarer en fugue.

Pour votre information.

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Destinataire : Odile Barral -Aucune réponse de Odile Barral

le 13 décembre 2002

Madame,

40 jours se sont écoulés depuis que Jo n’est pas rentrée des vacances de la Toussaint, comme vous le savez et toujours aucune nouvelle d’elle. Il est vrai que je ne m’attendais pas à une réponse de votre part - pour répondre aux lettres reçues, il faut un certain degré d’éducation que vous ne possédez pas, que vous n’atteindrez jamais ; il est vrai que pour vous Jo n’est, depuis le 1re jour où vous avez été en charge de ce dossier, qu’un simple numéro de dossier…

Je vous envoie ci-joint la photocopie du courrier que je viens de recevoir, preuve évidente de l’efficacité de la ' mesure d’aide d’éducative ' que j’ai eu le malheur de demander relativement à ma fille Jo. Cela corrobore la lettre que je vous adressée à notre retour de vacances ; lettre établissant le bilan catastrophique de l’état psychologique de Jo après une année ' d’aide éducative ', une année de ' destruction programmée '. Je pense que ce dernier événement qui vient s’ajouter à la lente agonie que nous vivons depuis 18 mois doit vous ravir ! Le but que vous vous étiez fixé est atteint, puisqu’il est probant depuis fort longtemps que celui-ci était de détruire une adolescente, d’anéantir une famille, de voler à un père de six enfants les dernières années de sa vie ! Voilà, le résultat de votre merveilleux travail !

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Destinataire : Debladis -Aucune réponse de Debladis

le 26 déc 2002

Objet : votre courrier du 19/12/2002

Monsieur,

Vous écrire n'est pas vous faire honneur, car on ne peut faire honneur qu'à des personnes honorables, ce qui n'est pas votre cas ; mais je me dois de le faire, puisque vous êtes l'une des deux personnes responsables de la situation et que vous aurez à en répondre.

Je m'étais aperçu de vos lacunes en calcul mental et je découvre maintenant que la sémantique vous est inconnue. Pour information, il existe un ouvrage que l'on nomme dictionnaire, qui pourrait vous rendre service pour pallier votre ignorance ; le meilleur est indéniablement le Robert qui allie sémantique et étymologie. Sachez que 'désespoir' - succinct aperçu sémantique : état de celui qui a perdu espoir… être désolé de … - et 'détresse' - succinct aperçu sémantique : angoisse causée par un danger imminent ou par le besoin, la souffrance - ne correspondent ni à mon état d'esprit, ni à celui de M. V.

Il est également certain que nous n'utilisons pas la même grille de lecture - je m'exprime ainsi pour faire simple afin que vous compréhension… - ou si vous préférez les mêmes référents de pensée : je n'ignore pas que pour vous un 'homme digne de confiance' est un homme comme M. Simon, ie un homme qui travaille au noir pour les fonctionnaires de l'Etat et au domicile duquel la drogue circule librement selon les témoignages divers des camarades de Jo qui sont allés lui rendre visite. Mais peut-être avez vous un intérêt quelconque, voir financier, dans le deal étant donné la façon dont vous le protégez ainsi que votre refus de parler de cet homme? Ce qui ne m'étonnerait guère, en réalité, vu votre moralité et votre comportement mais il est vrai que vous avez votre place sur la même ligne que les dealers, les proxénètes, les esclavagistes et autres personnages du même acabit ; des prédateurs de la pire espèce.

Profiter de la vulnéralité d'une adolescente comme vous l'avez fait est ignoble. Le choix de cet homme était honteux et les conséquences nous sont connues : Jo est complètement déconnectée de la réalité, elle n'a plus aucun sens des responsabilités et ne perçoit plus les conséquences de ses actes.

La langue française n'est malheureusement pas aussi nuancée que d'autres et il n'existe pas de vocables assez forts pour vous. J'avais déjà utilisé 'lâche' et 'couard' mais ils ont un sens faible dans ce cas précis. Vil, méprisable et stupide participent également de cette acception.

Comment qualifier un homme qui détruit la vie d'une adolescente, qui n'avait jamais doublé de classe, qui réussissait à l'école, qui ne comprenait pas que passer à 15 ans la nuit dehors est anormal et irresponsable le fait pour des parents de le permettre : d'où le conflit avec ses parents?

Mon défunt grand-père aurait dit de vous 'c'est un débil congénital, un taré, un frustre … un bouseux mal dégrossi…' On peut sans doute aussi utiliser le langage ordurier. Je pense que y trouverez l'expression ou le vocable vous qualifiant car ce registre vous est familier et correspond parfaitement à votre personnalité.

Je vous signale de même que je ne puis être insolente, il eut fallu pour cela que vous fussiez respectable : hors vous n'êtes pas un homme respectable ; de surcroît il eut fallu que votre niveau d'étude ou votre QI soit bien supérieur à ce qu'il n'est. Quand à se permettre de donner des leçons, les lâches dont vous êtes une parfaite représentation sont mal placés pour le faire! Vous ignorez même le sens du mot respectable, comme vous ignorez celui du mot honneur.

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En réponse à une lettre laconique de trois lignes -Destinataire : Odile Barral

Réf : votre lettre du 10 janvier 2002

le 17 janvier 2003

Madame,

Je commencerai en vous signalant que l’on n’écrit pas le patronyme d’une personne à côté de M ou Me : c’est parfaitement incorrect.

Souffrance ? A ce jour, vous ignorez le sens de ce mot et sans doute également son étymologie. La souffrance pour nous s’illustre en 596 jours d’angoisse par rapport à notre fille et 596 nuit à ne fermer l’œil avant cinq heures du matin et enfin s’écrouler d’épuisement. Mon expression n’est nullement dictée par la souffrance mais plutôt par la haine et la répulsion à votre seule pensée ou à la seule évocation de votre personne et de votre action relativement à Jo.

Vous avez voulu vous prouvez que vous déteniez un pouvoir, Jo qui recevait une éducation et qui avait une scolarité idéale était toute désignée pour être utilisée comme cobaye. Mais une adolescente n’est pas un rat de laboratoire, utilisable pour faire des expérimentations empiriques. Et le pouvoir, c’est bien autre chose ; le pouvoir, c’est la connaissance et la liberté. Le fait d’Etre, de Vivre, d’être libre dans sa tête – vous connaissez peut-être la théorie de Kant ? et celle de Conficius sur le développement de la cruauté par le jeu de la patience ? – ce qui fait que même emprisonnée, une personne peut être libre. Le pouvoir ce n’est certes pas utiliser une adolescente comme cobaye ! La terminologie employée dans votre courrier du 10 dernier témoigne bien du mépris dans lequel vous tenez notre fille et notre famille. ' Débloquer (la situation) ', la situation n’est pas bloquée. Jo est déconnectée du présent, incapable de se projeter dans l’avenir, incapable de faire des projets alors qu’elle avait des espoirs personnels intéressants, qui témoignaient de son sens de la responsabilité et de son désir d’épanouissement personnel. Vous avez véritablement tué quelque chose en elle. Sa meilleure amie d’enfance m’a dit ' maintenant, lorsque je lui parle, j’ai l’impression de passer au travers d’elle ' ; elle s’est immédiatement rendue compte des dégâts causés par cette ' mesure d’aide éducative ' que j’ai eu le malheur de demander. Je porterai toute ma vie la culpabilité d’avoir fait une telle demande et d’avoir pour une fois dans ma vie fait confiance à quelqu’un d’autre que M. V. Ma fille aurait été plus en sécurité si nous étions restés en Afrique ! Et c’est peu dire vue la situation en Afrique ! Vous ignorez tout de Jo, vous en pouvez la comprendre ; pour se faire, il aurait fallu l’écouter, comprendre comment se sont passées les premières années de sa vie. Elle n’a pas été élevée comme les enfants de France. De 9 mois à 5 ans, elle a suivi son père partout, au chantier, dans les ateliers, au bureau d’étude d’ingenierie électrique ; elle passait des après-midi au milieu des ouvriers, au secrétariat, dans le bureau de ses employeurs à dessiner : c’est cela l’Afrique. Elle sollicitait sans cesse notre attention ; d’une sensibilité extrême sans le paraître, elle était en demande permanente de notre attention et de notre amour. Rentrée en France, ses deux meilleurs amies passaient 3 week-end sur 4 à la maison ; parfois, elle venait la semaine. La porte a été toujours été ouverte pour ses amies. Je ne crois pas que l’on aime trop ses enfants ou qu’on les protège trop parce que je reste persuadée qu’une adolescente n’a pas à être, à 15 ans, la nuit dehors avec ses camarades, contrairement à l’avis de certaines personnes dont M. Debladis. D’ailleurs, il me semble que le procureur de Bourg-en-Bresse participe de cette pensée puisqu’il a affirmé, il y a peu de temps, que ' les adolescents de 16 ans n’ont rien à faire seuls la nuit dehors '.

Je remarque que si M. Debladis raccroche le téléphone au nez des gens à la seule évocation de M. Simon qu’il qualifie d’ ' homme de confiance ', vous refusez de parler de cet homme qui continue tranquillement sa vie ; sans doute, pour vous comme pour M. Debladis, un ' homme de confiance ' est-il un homme qui travaille au noir pour les fonctionnaires de l’Etat – et là, je comprends que le monsieur en question soit gêné d’en parler – et chez qui la drogue circule librement. Confier la garde d’une adolescente à un tel homme qui de surcroît ne respecte ni l’autorité parentale des parents ni les conditions du droit de garde définies par le CC… Aussi je m’interroge sur les raisons de la protection implicite que M. Debladis et vous-même accordez à cet homme… Peut-être avez-vous un intérêt quelconque, voir financier ? Je ne possède, à ce jour, aucun élément corroborant une telle théorie mais je me verrai dans l’obligation de soulever cette interrogation fondamentale qui pourrait justifier le placement et surtout le maintien de Jo chez cet homme. Car si l’erreur est humaine, refuser de réviser une décision pour la seule raison que l’on ne veut pas reconnaître que l’on a eu tort de la prendre, c’est immonde – à moins qu’il y ait eu une autre raison inavouable… – et vous entendre affirmer que vous aviez raison – sans me regarder dans les yeux car à cette audience, vous regardiez tantôt Me Gellf, tantôt dans le vague devant vous – ignoble.

L’inexistence d’une formule de politesse n’étant pas incorrecte…je m’en abstiens bien volontiers.

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