Ou apparait le choix de Jo comme cobaye d'une expérimentation humaine

Destinataire : Odile Barral -Aucune réponse de Odile Barral

le 30 novembre 2001

Madame la juge,

J’ai reçu ce jour le bulletin du 1er trimestre de Jo. Pour la première fois depuis que celle-ci est scolarisée, sa moyenne générale est inférieure à la moyenne et inférieure à la moyenne générale de sa classe, il est vrai qu’elle ne bénéficie plus de notre aide et que personne ne vient suppléer ce manque.

Nous demandons à chaque rare visite de Jo qu’elle nous apporte ses contrôles au fur et à mesure, afin de voir dans quel domaine elle rencontre des difficultés et afin d’avoir connaissance de ses notes comme vous lui aviez spécifié de le faire lors de la dernière audience. Mais à ce jour, nous n’avons vu qu’un seul contrôle, d’où notre impossibilité de savoir où en sont ses études ; de plus notre insistance pourrait se heurter à un blocage de sa part. De même, nous constatons qu’elle a été absente deux demi-journées sans que nous en ayons été informé ni par le lycée ni par M. Simon dans le cas où celui-ci serait au courant.

A ce jour, bien que votre jugement date du 3 octobre dernier et qu’une éducatrice ait été désignée, nous ne l’avons toujours pas rencontré. M’inquiétant de cette situation, j’ai

téléphoné hier à M. Debladis et ce jour, j’ai obtenu de Me Gelff un entretien pour seulement le lundi 14 décembre.

M. V. et moi même avons demandé l’aide de l’Etat dans un moment particulièrement difficile, notre fille se mettant en danger physique et mental par son attitude, nous ne pouvons que constater l’abandon dans lequel elle se trouve désormais en ce qui concerne ses études et réagir en conséquence. Résultat constaté : un trimestre de passé annonçant une année scolaire déplorable!

Votre décision de placement est une décision malheureuse certes mais tout un chacun peut commettre une erreur ; par contre, ne pas réviser cette décision en toute connaissance de cause serait une véritable mise en danger volontaire de notre enfant. Si les mesures d’aide éducative de l’Etat doivent aboutir à un échec scolaire, peut-être devrions-nous envisager avant le mois de mars une autre solution dans l’intérêt de Jo ?

Je vous prie, Madame la juge, d’agréer mes salutations distinguées.

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Destinataire : Odile Barral -Aucune réponse de Odile Barral

le 5 décembre 2001

Madame,

Mon courrier du 30 novembre dernier étant resté sans réponse malgré la gravité de la situation, par la présente, je vous prie de reconsidérer le placement de Jo au domicile de M. Simon qui n’assure aucune des fonctions requises par le droit de garde, tel que défini dans le CC et qui porte atteinte à mon autorité parentale en autorisant J.S. à rendre visite à Jo.

Les témoignages de ses camarades et de ses professeurs en ce sens sont éloquents. Je viens d’avoir connaissance par des camarades de Jo d’un fait qui revêt un caractère de gravité extrême que vous ignorez certainement car dans si tel n’avait été le cas, vous n’auriez placé Jo dans un tel lieu : la drogue circule chez M. Simon chez qui, je viens également de l’apprendre, étaient placés précédemment de jeunes délinquants. Le terme drogue ici fait référence, non seulement à du shit ou de l’herbe – ce qui serait déjà dramatique en soi – mais aussi à des ' comprimés ', ' sans doute de l’extasis ' ; aussi, je vous prie Madame, de prendre les mesures nécessaires afin que Jo ne reste dans un tel endroit et de faire en sorte qu’une enquête soit menée à ce sujet.

Notre inquiétude est grande car vu son état psychologique, je peux vous affirmer que Jo ne restera pas chez M. Simon, qu’elle repartira bientôt en fugue. Aussi, je vous sollicite afin que vous preniez sans délai en compte la situation actuelle et reconnaissiez qu’il est dangereux pour Jo d’être placée ainsi.

Je vous prie, Madame, d’agréer mes salutations distinguées.

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